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Philippe et Thibaud (Librairie Musicale Woodbrass) – Interview

Philippe et Thibaud (Librairie Musicale Woodbrass) – Interview

Publié le 23 juillet 2014 Par Woodbrass Team

Parmi les cinq Woodbrass Stores parisiens, il y en a un dans lequel vous ne trouverez pas d’instruments de musique (pour l’instant !) : et pour cause, il s’agit de la Librairie Musicale. Vous y trouverez toutes les partitions, méthodes et autres fac-similés qui permettent aux musiciens d’interpréter, d’étudier, de s’inspirer, d’apprendre ou encore de rêver. En poussant la porte de la Librairie, vous trouverez le duo de choc aux commandes, Philippe et Thibaud. Les deux peuvent se vanter d’un niveau très impressionnant de connaissance dans leur domaine, et nous les avons rencontrés afin d’en savoir plus. Philippe et Thibaud prennent la poseQuelle est l’histoire de la Librairie Musicale Woodbrass ?Philippe : En 2008, Woodbrass a fait l’acquisition du fond de l’ancienne librairie Maestro qui était surtout spécialisée dans le classique, et a eu l’occasion d’étendre son magasin. Au même moment, Woodbrass a aussi racheté le stock de la Maison de la Musique Ancienne dans lequel je travaillais, qui se trouvait sur le boulevard Richard Lenoir à Paris. Thibaud travaillait chez Maestro, et nous somme donc tous les deux venus chez Woodbrass. Au début la librairie musicale était intégrée au grand magasin, à l’entrée, avant d’être poussée au fond à la place de l’actuel rayon vent, pour ensuite émigrer à l’emplacement actuel qui appartenait auparavant à La Poste. La Librairie Musicale Woodbrass est désormais un magasin à l’espace indépendant !
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Histoire de l’enregistrement, deuxième partie : de la bande aux chiffres

Histoire de l’enregistrement, deuxième partie : de la bande aux chiffres

Publié le 18 juillet 2014 Par Woodbrass Team

Dans le premier épisode de notre petite histoire de l’enregistrement, nous vous expliquions comment nous sommes passés de la cire à la bande en gagnant au passage de nombreuses possibilités créatrices. Mais le chemin est loin d’être fini : il y a moins de 50 ans, il fallait une pièce entière pleine de matériel pour faire ce dont est capable un simple Zoom H2n : autant vous dire qu’on revient de loin ! Suivez le guide pour savoir comment nous en sommes arrivés là...Bien que le procédé existait sous des formes balbutiantes depuis les années 30, les premiers disques stéréo ne sortent qu’à la fin des années 50, et ces enregistrements classiques sont réservés aux mélomanes avertis puisqu’il leur faut un nouveau système de diffusion qui supporte le nouveau format. La radio, elle, diffuse bien sûr en mono. La stéréo n’est employée pour les disques pop qu’à partir du milieu des années 60, à l’époque où ce style devient commercialement dominant. Le format ne commence à être maîtrisé qu’à la fin de la décennie, et avant ça les premiers mixes stéréo sonnent de manière très bizarre, avec tous les instruments à gauche et la voix seule à droite par exemple. Progressivement, la pop repousse les limites techniques pour proposer des nouveautés sonores aux auditeurs : les sons passent d’un côté à l’autre de l’image stéréo, les bandes sont passées à l’envers, ralenties (le son devient plus grave) ou accélérées (le son devient plus aigu) et donnent alors des sons qui n’existent pas dans la nature. Et puis il y a bien sûr l’arrivée de l’enregistrement multipiste… Ne parlez pas tous en même tempsLe multipiste est une telle évidence à l’heure actuelle qu’il est difficile de s’imaginer une époque où il n’existait pas. Mais avant les années 50, tous les instruments étaient contraints d’enregistrer en même temps. Ampex créée le premier enregistreur multipiste en 1955, et le guitariste de jazz Les Paul est le premier à en tirer des enregistrements incroyables : il peut accompagner ses propres solos, doubler ses riffs et sa femme Mary Ford harmonise avec elle-même à trois ou quatre voix. L’enregistrement change complètement de nature, il devient une forme d’art à part entière. Il n’est plus question de reproduire ce que l’on entend dans la pièce de la manière la plus fidèle possible, mais au contraire d’inventer un son qui excite l’imagination de celui qui écoute. On peut alors ajouter de nombreux instruments sans payer de musiciens supplémentaires et juxtaposer un orchestre et un groupe de rock, alors que les deux dans la même pièce au même moment auraient posé de nombreux problèmes acoustiques.
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Hommage à Johnny Winter

Hommage à Johnny Winter

Publié le 17 juillet 2014 Par Woodbrass Team

La nouvelle a commencé comme une rumeur persistante, et se confirme au fur et à mesure que la journée avance : le 17 juillet 2014 restera comme la date de mort de l’immense bluesman John Dawson Winter III, alias Johnny Winter. Il est bien né en hiver comme le laissait imaginer sa chevelure blanche comme neige, mais il part à l’été, après avoir fêté ses 70 printemps. Si ça peut être l’occasion pour certains de découvrir son œuvre passionnante, alors nous n’aurons pas tout perdu.en live avec Jimi Hendrix à la basse !S’appeler « Jean Hiver » quand on est albinos, il faut le faire ! Mais le texan Winter n’a de toutes façons jamais rien fait comme tout le monde. Dans les années 60, alors que l’Amérique entière est tournée vers le psychédélisme et la pop britannique, il débarque avec son blues intemporel et reprend du B.B. King. Il joue en trio, aboie et hurle lorsqu’il chante et son jeu de guitare est fulgurant. Winter représente dès le départ la synthèse parfaite entre le bon goût et la finesse du blues traditionnel, l’excitation du rock des Rolling Stones et la technique de virtuoses comme Alvin Lee de Ten Years After. Il a d’ailleurs un son plus mordant que ce qui se fait à l’époque : là où tout le monde jouait sur Les Paul, il a choisi la Firebird, un modèle qui n’était pas très populaire à l’époque et qui reste à tout jamais associé à Winter (au point que Gibson lui a dédié un modèle signature). Pour pousser l’anticonformisme encore plus loin, il joue avec un onglet de pouce plutôt qu’un médiator. Mais l’arme secrète de Johnny est surtout son incroyable jeu au bottleneck. Il joue bien plus « sauvage » que Duane Allman, au point qu’il est plus proche du jeu d’un pionnier du Delta blues bien rural comme Son House, le tout transposé sur électrique. Il joue aussi acoustique, et ces quelques occurrences sont parmi les joyaux de sa discographie, à commencer par Dallas sur le premier album éponyme (1969), qu’il joue seul sur un dobro.
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