
Ce qu’il faut retenir
- Le Marshall Plexi 1959 a littéralement inventé le son du rock dans les années 60, propulsé par Hendrix, AC/DC et bien d’autres.
- Le Vox AC30 a défini la British Invasion avec les Beatles et les Rolling Stones grâce à son chime cristallin unique.
- Du Fender Twin Reverb de SRV au Marshall JCM800 de Rage Against The Machine, chaque ampli a façonné un pan entier du rock.
- Le Peavey 5150 / EVH 5150 et l’Ampeg SVT ont repoussé les limites du high gain et de la basse amplifiée.
Chez Woodbrass, on voit régulièrement des musiciens entrer en magasin avec une seule question : « C’est quoi l’ampli qui fait CE son ? » Et la réponse tourne presque toujours autour d’une poignée de modèles mythiques. Parce qu’un ampli guitare, c’est bien plus qu’un boîtier qui fait du bruit, c’est un instrument à part entière, capable de transformer une note en quelque chose de viscéral. Du crunch des sixties au high gain des années 90, voici les 5 amplis (plus un bonus basse) qui ont défini le son du rock.
Marshall Plexi 1959 : le Big Bang du rock

Impossible de parler d’ampli rock sans commencer par le Marshall Plexi. Son nom vient du panneau en Plexiglas qui ornait la façade des Marshall entre 1965 et 1969. Derrière ce panneau : 100 watts de puissance brute, quatre lampes EL34, et un grain harmoniquement riche qui n’existait pas avant. C’est Pete Townshend des Who qui a poussé Jim Marshall à concevoir cette bête. Jimi Hendrix l’a adoptée pour Woodstock, Eric Clapton a troqué ses Bluesbreaker pour le Plexi, et Angus Young d’AC/DC en a fait son arme de scène. Ce crunch nerveux quand on pousse le volume — c’est le son fondateur du rock, ni plus ni moins.
Le terme « Plexi » n’a jamais été un nom officiel de Marshall. C’est un surnom donné par les musiciens en référence au panneau en Plexiglas. En 1969, Marshall est passé à des panneaux en aluminium, moins chers à produire, mais le son « Plexi » était déjà gravé dans la légende.
Tu veux approcher ce grain légendaire ? Jette un œil à la pédale Marshall 1959 Amp Series qui capture l’esprit Plexi en format compact, ou au Marshall Super Lead 1959 HW Modified, qui revisite le mythe Super Lead 1959 .
Vox AC30 : le chime de la British Invasion

Si le Plexi incarne la puissance brute, le Vox AC30 représente l’élégance sonore. Né au début des années 60, cet ampli tout lampes de 30 watts à base d’EL84 a défini le son de la British Invasion. Les Beatles, les Rolling Stones, les Yardbirds — tous ont construit leur son à travers un AC30. Ce qui le rend unique, c’est ce fameux chime : une brillance cristalline dans les aigus, des médiums vivants qui font « chanter » les accords ouverts. Le canal Top Boost produit un crunch granuleux très réactif au toucher — baisse le volume de ta guitare et tu retrouves un clean étincelant.
Des décennies plus tard, Radiohead, U2 ou Arctic Monkeys l’ont adopté, prouvant que ce timbre britannique traverse les époques. Le Vox AC30S1 propose l’ADN Top Boost en format compact, et le Vox AC30 C2 Custom reste la référence absolue avec ses Celestion Greenback.
L’AC30 est un ampli qui « travaille » avec les pédales : son clean nerveux et riche en harmoniques en fait une plateforme idéale pour les overdrives et les fuzzes. Beaucoup de guitaristes l’utilisent comme base clean et sculptent leur saturation avec leur pédalier.
Fender Twin Reverb : le clean ultime

Changement de continent, changement de philosophie. Là où Marshall et Vox misent sur le crunch, le Fender Twin Reverb a bâti sa légende sur le son clair le plus pur jamais produit. 85 watts, deux Jensen de 12 pouces, une réverbe à ressort légendaire et un trémolo à lampes — le Twin est une cathédrale sonore. Son clean reste immaculé loin dans le volume grâce à un headroom (réserve de puissance avant saturation) impressionnant. C’est exactement ce que Stevie Ray Vaughan exploitait : il poussait le Twin à fond et sculptait son overdrive avec l’attaque de son médiator et ses Tube Screamer.
Du jazz au country en passant par le surf et le rock alternatif, la signature « Blackface » — médiums creusés, aigus étincelants, graves serrés — en fait une plateforme à pédales exceptionnelle. Le Fender ’65 Twin Reverb est toujours dispo en réédition, et si le poids te freine (34 kg !), le Tone Master Twin Reverb offre le même son en numérique, deux fois plus léger.
Marshall JCM800 : la fureur des eighties

Au début des années 80, le rock avait besoin de plus de gain et de mordant. Le Marshall JCM800 est arrivé pile au bon moment, introduisant pour la première fois en série une boucle d’effets et un master volume. Son ADN : un médium incisif, une attaque franche et une saturation articulée même poussée à fond. Tu connais le riff de « Killing In The Name » de Rage Against The Machine ? Tom Morello à travers un JCM800. Ce grain agressif, cette précision dans les palm mutes (étouffement des cordes avec la paume) — c’est la patte de cet ampli.
Le JCM800 a deux entrées : haute et basse sensibilité. L’entrée haute pousse le gain directement pour des sons saturés, tandis que la basse offre un clean chaud qui évolue vers le crunch en montant le volume. Teste les deux pour trouver ton sweet spot.
Le Marshall 2203 JCM800 est toujours produit en réédition, avec sa sortie D.I. pratique pour le studio. Et si tu cherches un format plus compact, le Marshall Studio Classic SC20C condense les tonalités du JCM800 dans un combo 20 watts transportable.
Peavey 5150 / EVH 5150 : le high gain absolu

Il fallait bien qu’Eddie Van Halen entre dans cette histoire. Au début des années 90, il collabore avec Peavey pour créer le Peavey 5150 (le nom fait référence au code californien pour les internements psychiatriques — tout un programme). Le cahier des charges : un préampli ultra high gain, des harmoniques riches et une saturation dense mais articulée.
Le résultat a redéfini le son metal et hard rock des années 90. Son canal lead délivre une distorsion serrée avec des médiums tranchants, le fameux « Brown Sound » version moderne. Quand Eddie a lancé sa propre marque, l’ampli est devenu le EVH 5150III, avec trois canaux indépendants. La série Iconic poursuit cette lignée : le EVH 5150 Iconic 40W condense cet ADN dans un combo avec noise gate et sortie DI émulée.
Si tu hésites entre le 5150 Iconic en version 6L6 ou EL34 : les 6L6 offrent un bas plus ample et un son plus « américain », tandis que les EL34 apportent un médium plus agressif et un grain plus « british ». Pour le metal moderne, les 6L6 sont souvent privilégiées ; pour le hard rock plus organique, teste les EL34.
Bonus : Ampeg SVT – le rock vu par la basse

On ne pouvait pas boucler sans parler de la basse. Quand on dit ampli basse rock, un seul nom domine : l’Ampeg SVT. Lancé à la fin des années 60, cet ampli tout lampes de 300 watts a posé les fondations du son de basse sur scène : un grave autoritaire, des médiums présents et une projection qui remplit n’importe quelle salle. De Flea à Lemmy Kilmister, l’SVT est devenu le standard du backline basse. Sa compression naturelle et ce growl (grondement harmonique) dans les attaques franches font que la basse ne soutient pas juste le groupe, elle le porte.
Tu peux retrouver cette signature chez Woodbrass avec la Ampeg SVT-CL, la tête référence, ou la Ampeg Micro-VR pour un format compact qui conserve l’ADN maison.
Ces amplis qui continuent de nous faire vibrer
Ce qui est frappant avec ces amplis, c’est qu’aucun d’entre eux n’a été conçu pour rester dans un musée. Le Plexi, l’AC30, le Twin Reverb, le JCM800, le 5150 et le SVT continuent d’être utilisés quotidiennement sur des scènes et dans des studios du monde entier. Ils ont défini le son du rock, mais ils continuent de l’inspirer.
Et toi, quel est l’ampli qui t’a donné envie de brancher une guitare pour la première fois ? Si tu veux explorer ces sons légendaires, n’hésite pas à faire un tour sur notre sélection d’amplis Marshall ou à consulter nos téléconseillers, on adore parler de ça.






