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Description

Sous-titre : 15 polyphonies sacrées et profanes
Langue : espagnol, italien, anglais, latin, français
Restitution : Jacques BARBIER
Instruments : a cappella
Nombre de pages : 52
Date de publication : 2010

Anonyme
Ay de mi quen tierra
Costanzo FESTA
Altro non è’l mi’ amor
Madonn’, io mi consumo
Luca MARENZIO
Occhi dolci e soavi
Thomas WEELKES
Strike it up, tabor
Since Robin Hood
Josquin DESPREZ
Ave verum Corpus Christi
Maistre GOSSE
Dignare me laudare te
Sancta Maria, Mater Dei
Tylman SUSATO
Mille regrets
Les miens aussi (réponse)
Anonyme
Je me repens de vous avoir aimée
Claudin de SERMISY
J’ai le désir content
Vignon, vignette
Claude LE JEUNE
Réveillez-vous, chacun fidèle
De tout mon cœur t’exalterai

Commentaires :

1 Ay de mi quen tierra (Anonyme)
Cette œuvre est caractéristique de la production contenue dans les différents chansonniers en Espagne à l'aube du XVIème siècle. Outre les pièces dédiées à la Vierge, les chansons satiriques ou humoristiques, la veine mélancolique y est prédominante, ce dont témoigne cette chanson anonyme. Aussi l'écriture y est-elle plus stricte avec ses imitations dans les entrées des différentes voix, laissant ainsi à chaque partie la possibilité d'exprimer la nostalgie de ces phrases languides. Comme pour les autres pièces de ce répertoire, le propos musical s'enrichira éventuellement de flûtes, violes ou autres instruments se mélangeant ou s'opposant aux voix.

2 Altro non è'l mi' amor
3 Madonn', io mi consumo (Constanzo FESTA)
Constanzo FESTA (c.1490-1545) est un compositeur prolifique encore sous-estimé aujourd'hui et dont la musique, toujours bien faite, s'applique à mettre en valeur toutes les voix pour le plaisir du chanteur. Les textes poétiques, anonymes, relèvent d'une veine pétrarquiste, prétexte à laisser se dérouler l'invention du musicien sur ces images fortes et contrastées que sont l'amour, la mort, la vie.
De nombreux archaïsmes corrompent la syntaxe (et pour e, desiare pour desiderare) d'une langue italienne encore en devenir.
Ces deux pièces, très faciles par leur souplesse mélodique et le confort des tessitures de chaque voix, sont donc à chanter légèrement. Être attentif à mettre en valeur les guirlandes de croches figuralistes (focco, allegrezza) ou les passages homorythmiques expressifs lorsque les trois voix, abandonnant leur discret contrepoint, se superposent sur des affirmations fortes (Hai possanza d'amor ou Ch'io moro di dolore).

4 Occhi dolci e soavi (Luca MARENZIO)
Renommé pour ses livres de madrigaux à cinq voix, Luca MARENZIO n'en est pas moins un compositeur qui sert au plus haut point les autres genres polyphoniques en vogue dans l'Italie du XVIème siècle. Ainsi, entre 1585 et 1587, il publiera cinq livres de villanelles ou de canzonettes à trois voix, un genre populaire très prisé. Le succès est tel que certains livres seront encore réimprimés en 1610, une dizaine d'années après sa mort.
De forme strophique, ses œuvres courtes permettent de mettre en valeur une ou deux idées musicales qui sont ainsi répétées avec des textes différents. Le plaisir du chant, le charme des formules mélodiques corroborent globalement le sens de textes poétiques majoritairement dévolus au sentiment amoureux. L'interprétation est ici facilitée dès les premiers mots "dolci e soavi" qui s'appliquent au texte comme à la voix des chanteurs.

5 Strike it up, tabor
6 Since Robin Hood (Thomas WEELKES)
L’écriture polyphonique du madrigal anglais ne s’est pas limitée aux quatre ou cinq voix des modèles italiens. Elle s’est beaucoup déclinée à trois voix et dans toutes les distributions vocales possibles. En témoignent les nombreux recueils imprimés à cette époque tant de madrigaux que d'ayres comme ceux de Thomas WEELKES publiés en 1608.
Les compositeurs anglais y écrivent une musique récréative et légère, usant très souvent de thèmes pastoraux, de textes légers avec l’adjonction d’onomatopées (fa la la, diddle). Nous retrouvons la fraîcheur de ces mélodies dans ces deux pièces de Weelkes évoquant des personnages enjoués. Dans une forme bipartite habituelle, les trois voix fonctionnent de manière homophone ou en échangeant le motif musical avant de conclure par d'alertes vocalises.

7 Ave verum Corpus Christi (Josquin DESPREZ)
Ce motet de Josquin DESPREZ (c.1450-1521), un des premiers édités au début du XVIème siècle en 1503 chez Petrucci, est cité plusieurs fois dans les différents traités de la Renaissance comme un très bel exemple de l'art du contrepoint (cf. Dodecacordon de Glaréan). En effet, les sections à deux voix sont reprises littéralement dans les deux premières parties avec un texte différent et l'ajout d'une troisième voix. Ce motet de la passion permet au compositeur de saluer une fois encore la figure adorée de la Vierge, l'alternance entre l'écriture à deux et à trois voix ainsi que la reprise d'éléments thématiques entre la "secunda" et la "tertia pars" étant de sa part la volonté d'une sobriété musicale au service de l'expression de sa foi.

8 Dignare me laudare te
9 Sancta Maria, mater Dei (Maistre GOSSE)
Maistre GOSSE, dont la véritable identité reste encore incertaine, publie au milieu des années 1530, motets et chansons chez l’éditeur parisien Pierre Attaingnant. Ces œuvres reflètent cet engouement pour de nouveaux répertoires adaptés à une pratique amateur. Écrites à trois voix, elles témoignent de l’influence française de l’époque par l’usage d’un contrepoint simple, de phrases courtes ponctuées de cadences explicites ainsi que par l’emploi quasi constant de lignes vocales en tierces ou sixtes parallèles.
Dignare me laudare te, au texte concis et quasi improvisé par le compositeur, permettra à un chœur chantant à trois voix mixtes d’apprécier la facilité et la gracilité de ces motets, dont Pierre Attaingnant, succès oblige, publiera treize volumes en quelques années. Sancta Maria, Mater Dei n'échappe pas au genre et s'inscrit dans la même veine en enchaînant les formules d'écriture agréables d'imitation ou d'opposition entre les voix (duo final des deux voix graves sur la pédale de tonique du Superius).

10 Mille regrets
et sa réponse Les miens aussi (Tylman SUSATO)
La chanson à quatre voix mixtes Mille regrets de Josquin DESPREZ a déjà connu au XVIème siècle le succès qui est toujours le sien aujourd'hui dans le monde choral. Parmi ces nombreuses réélaborations polyphoniques de deux à six voix, la version de Tylman SUSATO relève d'une préoccupation pédagogique : celle de réduire à deux ou trois parties des chansons connues et les proposer pour, comme il l'indique dans sa préface, "s'exerciter avec petitte compaignie, iusques a tant quil sera plus expert et plus hardy pour choses plus difficilles". Ces deux pièces peuvent se chanter dans deux distributions différentes : soit les deux voix supérieures, soit les trois voix.
L’imprimeur anversois l'indique en exergue des chansons par ce distique :
Chantez a Deux si bon vous samble
Puis chanterez tous trois ensamble
Et, spécifiant pour la troisième voix :
Veult tu chanter par bon advis
Attens que tu en soys requis.

11 Je me repens de vous avoir aimée (Anonyme)
Cette pièce anonyme est représentative, par sa structure, du vieux moule de la chanson française du XVème siècle. Bipartite, elle respecte la forme poétique du rondeau avec ses reprises tantôt de la première partie, tantôt de la seconde avec des textes différents ou répétés. De caractère mélancolique et intime, elle prendra davantage d'effet en en variant les formules vocales, en les combinant ou les remplaçant parfois par des instruments.

12 J'ai le désir content
13 Vignon, vignette (Claudin de SERMISY)
Ces deux œuvres de Claudin de SERMISY sont exemplaires de ces milliers de chansons publiées à Paris par des imprimeurs comme Pierre Attaingnant, Le Roy & Ballard ou Nicolas Du Chemin dans les décennies 1530 - 60.
Cette "chanson parisienne" se caractérise par une simplification rythmique et un intérêt accru de la ligne mélodique. Plus accessible aux praticiens amateurs, un contrepoint moins sophistiqué qu'auparavant donne davantage d'importance et de compréhension aux paroles. Les textes restent très diversifiés et si le poème J'ai le désir content est attribué au roi François 1er, Vignon, vignette relève de cette inépuisable veine populaire célébrant les bienfaits de la vigne...

14 Réveillez-vous chacun fidèle
15 De tout mon cœur t'exalterai (Claude LE JEUNE)
"Claudin nous donne en ces psaumes à trois plus d'harmonie [...] que maint qui les aurait vêtus du riche habit de cinq & de six voix".
Extrait d'un poème liminaire dans l'édition des Psaumes de David d'où proviennent ces deux pièces de Claude LE JEUNE (Psaumes XXXIII et IX), ce compliment valorise la qualité d'une production qui comprendra avec ses trois livres 144 psaumes dont texte (dans la version de Clément Marot) et musique sont empruntés au Psautier huguenot. Dans De tout mon cœur t'exalterai, le compositeur prend la mélodie du Psautier huguenot comme cantus firmus dans une des trois voix, celle de la basse exprimée en valeurs longues.
La mélodie officielle Réveillez-vous chacun fidèle est chantée ici par la première voix et donne lieu à une paraphrase polyphonique aux autres voix par ses imitations mélodiques.
Brand reference number:ACJ 53 0046
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