Né dans la foulée du succès du JTM45, le Marshall 1962 Bluesbreaker reprend cette base mythique en la transposant dans un combo prêt pour les studios et les scènes des années 60. Son surnom " Bluesbreaker " s'est imposé dans la légende pour son association avec l'ère du blues britannique, et plus particulièrement l'esthétique sonore popularisée par le jeu blues-rock de l'époque. Dans la gamme Marshall, il s'agit d'un classique vintage : un ampli à l'ancienne, centré sur le son, la dynamique et l'interaction guitare-ampli plutôt que sur la polyvalence moderne.
Le 1962 Bluesbreaker s'adresse aux guitaristes qui veulent un vrai son tout lampes, vivant et nuancé, et qui aiment piloter l'ampli au volume de la guitare et à l'attaque du médiator. Idéal en studio pour capturer des cleans épais et des crunchs organiques, il convient aussi en répétition et sur petites à moyennes scènes pour du blues, classic rock, pop-rock vintage et tout registre où l'on recherche des médiums expressifs plutôt qu'une saturation moderne très gain. Les débutants peuvent l'adorer pour son inspiration, mais il révèle surtout son potentiel entre les mains de musiciens déjà à l'aise avec la dynamique et le placement dans le mix.
Le Marshall 1962 Bluesbreaker va à l'essentiel : deux canaux cumulables avec deux entrées par canal, ce qui permet de choisir une sensibilité d'entrée et, surtout, de jumper les canaux pour épaissir le son et sculpter le grain avec les deux volumes. La section de tonalité repose sur des réglages classiques Presence, Bass, Middle, Treble, complétés par Volume I et Volume II. Le tremolo intégré, typé vintage, est switchable au pied et se règle via Speed et Intensity, parfait pour ajouter du mouvement aux rythmiques ou donner une couleur " old school " aux parties lead.
Tout est pensé pour le grain Marshall sixties : un combo tout lampes au comportement très musical, avec une rectification à lampe qui apporte cette compression naturelle et ce sustain qui donnent l'impression que l'ampli " répond " sous les doigts. En clair, on obtient un son rond, boisé, riche en harmoniques, avec des aigus doux et des médiums présents. En poussant les volumes, le Bluesbreaker passe sur un crunch crémeux, nerveux sans agressivité, idéal pour les riffs blues-rock et les leads chantants. Les Celestion Greenback 25 W contribuent fortement à la signature : un bas-médium dense et une saturation de haut-parleur progressive quand on monte le niveau. Côté références de son, l'ADN du modèle est associé à l'époque " Beano " et à l'esthétique blues britannique, et on retrouve aussi cet esprit chez des guitaristes aux univers variés cités pour leur usage de ce type de Bluesbreaker, comme Eric Clapton, Noel Gallagher, Gary Moore ou St. Vincent (selon les configurations et périodes).