L'essentiel à savoir sur la pédale JHS Double Dragon Lo-Fi Octave Device
- Octaver 100% analogique au caractère lo-fi volontaire : épais en single notes, imprévisible et créatif sur les accords.
- Deux octaves au choix : une octave inférieure monophonique massive (OCT-) + une octave supérieure avec distorsion intégrée (OCT+), activable au pied.
- Contrôle DRY ultra musical pour doser votre signal direct : de la base "guitare + basse" jusqu'aux textures glitchy façon synth vintage.
- Volume avec réserve de boost : octaves coupées, DRY à fond, la pédale peut devenir un préampli toujours allumé pour pousser un ampli ou une autre pédale.
Un octaver analogique qui revendique l'héritage vintage
À l'heure où les octaves numériques peuvent être chirurgicales, la Double Dragon fait un choix radical : regarder en arrière et remettre à l'honneur la technologie d'
octave divider analogique popularisée il y a plusieurs décennies. C'est cette famille de circuits "pré-precision" qui a façonné la personnalité de nombreuses octaves mythiques : un grave plein, un suivi (tracking) vivant, et cette manière unique de se comporter lorsque l'on sort du cadre des notes isolées.
Dans cette philosophie, la Double Dragon n'essaie pas de vous "copier" parfaitement. Elle cherche plutôt à
jouer avec vous : quand vous attaquez un riff en notes simples, elle devient une machine à lignes de basse. Quand vous laissez traîner un double-stop ou un accord, le circuit peut
bégayer, sauter, se battre... et vous ouvrir des portes que les octavers trop sages n'osent pas franchir.
Pour quels guitaristes et bassistes ? Et dans quels styles ?
La Double Dragon s'adresse aux musiciens qui veulent du
poids, du
grain et une vraie sensation "organique" sous les doigts. Si vous aimez les riffs qui sonnent déjà comme un duo guitare-basse, l'octave inférieure devient rapidement addictive : idéale en
rock,
blues musclé,
garage,
stoner,
alternative, ou pour épaissir des parties en
metal sans perdre l'attaque.
Pour les amateurs de textures, le mélange DRY et la réaction lo-fi sur les accords permettent d'aller vers des sons
synth vintage, des ostinatos hypnotiques et des nappes imparfaites mais inspirantes. En
studio, c'est une arme à double tranchant pour doubler une prise, créer un "faux" unisson, ou générer des accidents heureux. En
live, elle remplit l'espace quand le groupe s'allège (trio, power-duo) et donne l'impression que votre guitare a "doublé de taille".
Côté basse, l'esprit "vintage octave" est particulièrement pertinent pour épaissir une ligne, renforcer un refrain ou donner une signature sonore immédiatement reconnaissable, à condition d'assumer les petites bizarreries de tracking qui font justement tout le charme de l'analogique.
Contrôles, modes et logique de commutation : simple, mais redoutablement exploitable
La Double Dragon est pensée pour aller droit au but, avec des réglages qui impactent immédiatement le jeu.
VOLUME règle le niveau de sortie général et offre une marge de boost : pratique pour ressortir dans le mix, pousser une section de drive, ou transformer la pédale en véritable "always-on" quand vous coupez les octaves.
DRY dose votre signal direct dans le mélange : à fond, vous gardez votre attaque et votre définition; en baissant, vous vous rapprochez d'un rendu 100% effet, plus
glitchy et plus "synth".
OCT- contrôle le niveau de l'octave inférieure, fondation du son : épaisse, analogique, avec ce comportement typique qui donne l'impression de poser une basse sous chaque note.
OCT+ contrôle l'octave supérieure et sa distorsion : une couleur qui se situe entre une sensation "Octavia" et une agressivité plus râpeuse, avec un
sting médium qui aide à percer dans un mix dense.
La logique au pied est aussi importante que le son : le
footswitch gauche active/désactive l'effet principal. Le
footswitch droit engage le circuit
OCT+. Particularité assumée : l'effet principal doit être allumé pour que OCT+ fonctionne, c'est un choix de conception. Pour une utilisation "octave up seulement", il suffit d'activer OCT+ puis de descendre OCT- au minimum.
Enfin, la Double Dragon adore être entourée : un
overdrive après (notamment un drive à médiums) solidifie le bas et stabilise l'assise; un
fuzz après transforme les imperfections en chaos contrôlé; une
vibrato pitch ou une modulation fine peut accentuer la sensation de synth analogique. Plus vous empilez, plus ses "quirks" deviennent une matière musicale.
La sonorité
Le coeur de la Double Dragon, c'est une octave inférieure
dense et
charnue, avec une dynamique qui récompense l'attaque précise et les riffs monophoniques. On ressent cette compression naturelle et cette façon de "s'accrocher" à la note : pas clinique, mais vivante. Sur un jeu propre, elle donne une impression de guitare surdimensionnée; sur un jeu déjà saturé, elle apporte une couche grave qui peut faire croire qu'une basse suit exactement votre main droite.
Sur les accords, la pédale révèle son identité lo-fi : le tracking n'est pas là pour flatter la perfection, mais pour générer un mouvement, une lutte, un stutter parfois. C'est précisément ce caractère qui la rend inspirante pour écrire : une pédale qui
réagit, qui surprend, qui force à jouer autrement. L'octave supérieure, elle, apporte un éclat sale et expressif, plus "guitare héroïque" que "octave propre", et son accent médium aide à garder de la présence même lorsque l'octave inférieure prend beaucoup de place.
Caractéristiques techniques
Type d'effet
- Pédale d'effet octave lo-fi
- Octave inférieure (OCT-) et octave supérieure avec distorsion (OCT+)
- Traitement analogique
- Effet d'octave monophonique
Contrôles
- VOLUME : niveau de sortie avec réserve de boost
- DRY : dosage du signal direct
- OCT- : niveau de l'octave inférieure
- OCT+ : niveau de l'octave supérieure et de la distorsion
Commutation
- Footswitch gauche : activation/désactivation de l'effet principal
- Footswitch droit : activation du circuit OCT+
- Silent buffered bypass switching
Connectique
- Jacks montés sur le dessus (top-mounted)
Accessoires inclus
Consommation électrique
- Alimentation requise : 9V DC centre négatif