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Avoir du goût musical et choisir de bons outils, voici deux critères indispensables pour réussir demain à faire chauffer le dancefloor. Si pour le goût on vous fait confiance dans le choix de vos playlists, alors pour les outils dédiés au mix DJ, comptez sur nous et suivez ce guide pour découvrir une sélection de produits pour tous les niveaux et toutes les bourses. 

Aujourd’hui quand on parle de mix DJ, on doit distinguer une multitude de styles et de méthodes qui vont de la house au hip hop, du garage à la techno. Enfin, pas moins de cinquante ans d’expérimentations sonores…

Le mix DJ : une origine new-yorkaise

On date communément la naissance du mix DJ à New York au courant des années 70. A cette époque, les jeunes du South Bronx organisent leurs propres fêtes, en passant quantité de bons vieux disques de funk. A la suite d’émeutes qui finissent en pillages de magasins, ces Block Party se multiplient et chaque quartier veut rivaliser en puissance face à son voisin. Les décibels augmentent, le nombre de participants aussi. Et chaque DJ doit alors faire preuve d’une subtile dextérité. Une date clé. 1973. DJ Kool Herc a l'idée de jouer le même extrait sur deux platines différentes et en passant alternativement de l’une à l’autre de prolonger cet extrait à l’infini. Il vient alors d’inventer une des premières techniques de mix. 1974, Grandmaster Flash grâce à ses études d’électronique va bidouiller l’une des premières tables de mixage avec crossfader permettant de relier ces deux platines et donnera naissance à la technique de cutting. Citons aussi Africa Bambaataa, qui en tant que chef d’un des gangs les plus redoutables du Bronx, va utiliser les codes du mouvement hip hop naissant, soit la danse (breakbeat), le rap (techniques vocales), le dessin (graff) et le mix DJ, afin de canaliser la violence dans son quartier. En découlera le mouvement de la Zulu Nation.

Enfin le terme américain, Turntablism, désignant les techniques de mixage sur platine n’apparaît qu’au milieu des années 90.

Si vous souhaitez découvrir l’histoire du hip hop américain, de nombreux ouvrages sur le sujet existe, mais nous vous conseillons vivement de lire Hip Hop Family Tree aux Editions Papa Guédé, une BD de Ed Piskor traduite de l’anglais, et déjà disponible en quatre volumes.


Les bases du mix

Premier point essentiel pour savoir comment mixer : il faut décomposer les figures rythmiques en analysant celles des deux morceaux à enchaîner. Tout d’abord repérer le pied de grosse caisse, ou kick en anglais, qui est souvent le fil conducteur du calage. Sur un morceau le kick se place généralement sur le 1er et le 3ème temps, la caisse claire (ou snare) sur les 2ème et 4ème temps. Ensuite une fois les temps repérés, tout l’art du DJ sera d’enchaîner les titres avec finesse, goût et groove…

Du fondu enchaîné au calage tempo

Le mixage DJ part donc du simple principe : assembler avec goût deux morceaux différents pour en recréer un quasiment de toute pièce, et cela sans temps d’arrêt. Pour cela revenons sur quelques principes de base.
Dans le fondu enchaîné, il conviendra de synchroniser manuellement et progressivement un élément sonore, comme par exemple une grosse caisse ou une note de basse, du deuxième titre à venir sur celui du premier morceau en cours, et si possible en décalant les temps à jouer ensemble. Cette technique s’appelle communément le calage tempo et permet pour résultat de superposer les rythmiques de deux sources en adoptant le même BPM (Beat per Minute). A noter que certaines consoles DJ proposent une fonction de reconnaissance puis de calage automatique du tempo. Toutefois un travail à l’oreille sera toujours à privilégier. Des actions créatives sur les égalisations, les volumes et les effets seront ensuite effectués pour que tout cela reste esthétique et naturel.

Scratch, gratter n’est pas joué !

Le scratch trouverait son origine dans les premières heures du hip hop grâce à son inventeur Grand Wizard Theodore, DJ new-yorkais, qui l’expérimenta par un pur hasard en posant sa main sur le vinyle de sa platine. Toutefois, il faudra tout de même attendre 1983 et la fameuse prestation de Grandmixer DXT sur le morceau « Rockit » du mythique album Future Shock d’Herbie Hancock pour que cette discipline explose littéralement aux yeux du monde. Depuis lors, le scratch n’a cessé d’évoluer jusqu’à infiltrer toutes les tendances musicales, faisant en sorte de se métisser avec d’autres styles comme le métal, le jazz, la pop ou encore l’électro.

D’une manière très synthétique, le scratch (ou gratter en français) consiste à effectuer des allers retours à la main sur un disque pendant sa lecture, tout en conservant une figure rythmique et mélodique. Cela se résume à modifier manuellement la vitesse de lecture du plateau du disque vinyle ou CD. Le résultat obtenu par ce changement de vitesse, associé à la modification du sens de lecture, produira alternativement des sons aigus lorsque le disque sera accéléré, et grave quand la vitesse de lecture sera ralentie. L’art du scratch sera alors de manier agréablement les résultantes de ses sonorités afin d’en ressortir une rythmique incisive.

Des techniques de plus en plus complexes

Les techniques de scratchs sont multiples et on pourra par exemple parmi les plus courantes distinguer le Cutting, le Transforming ou encore le Flare.

Essentiel, le principe du Cutting correspond à l’ouverture et à la fermeture du son par l’intermédiaire du crossfader. Cette action de coupure doit impérativement être courte pour pouvoir être enchainée de manière rythmique et saccadée.

Inventé par DJ Jazzy Jeff et perfectionné par DJ Cash Money, le Transformer Scratch est une technique de base fondamentale pour tout DJ qui se respecte. Le principe de cette méthode consiste à modifier le son du scratch en effectuant à la main des allers et des retours sur le vinyle, le tout à l’aide de coupures (Cutting) effectuées par le crossfader de la table de mixage. Outre la modification de la vitesse et du sens de lecture, ces techniques de scratch s’appuient également sur des changements ou des coupures de volume. On considère ainsi que la main située sur le vinyle contrôle la hauteur du son, alors que la main située sur le crossfader de la table de mixage contrôle le rythme du son.

Le Flare Scratch, est une technique inventée par DJ Flare au début des années 90 puis perfectionnée ensuite par DJ QBert. En quoi consiste-t-elle ? Elle est composée de plusieurs phases bien distinctes, avec une première étape qui effectue une ou plusieurs coupures dans l’aller du son via le crossfader, puis une ou plusieurs coupures dans le retour du son.

Avec ces techniques de base, il existe une multitude de combinaisons possibles ce qui en fait un art et une technique à part entière. On parlera alors pour les connaisseurs de Baby Scratch, de Scratch Military

D’ailleurs des groupes constitués uniquement de scratcheurs ont poussé un peu partout dans le monde, et notamment dans l’Hexagone avec Birdy Nam Nam ou autre C2C.

Le crossfader du futur

Le Mixfader développé par les français de MWM, Music World Media, est un crossfader autonome, portable et sans fil. Pour son fonctionnement, le Mixfader va s’appuyer sur une application disponible sur smartphone et tablette afin de reproduire les techniques et les sensations de scratchs mais en mixant sur un écran tactile. De manière plus physique, il sera également possible de l’associer à une platine vinyle.


La régie DJ : Mais de quoi est-elle composée ?

Une régie DJ est le terme un peu pompeux pour décrire le matériel dont le DJ a besoin pour pouvoir mixer que ce soit chez lui ou en soirée. Nous aborderons maintenant les différentes sources de diffusion. Mais à partir de quoi vais-je mixer ? En fait, ce sera essentiellement à partir de platines, qu’elles soient CD, numériques ou vinyles. Il convient d’en disposer d’au moins deux !

J’utilise mes CD : la platine DJ

La platine CD s’adresse plus globalement aux DJ « Club » électro, et ça tombe bien, car la plupart des clubs dans leurs régies en sont équipés. Du coup, nul besoin pour le DJ de se déplacer avec son matériel. Et si c’est le cas, l’encombrement et le poids d’une platine DJ sont infiniment plus adaptés au transport qu’une platine vinyle.
La platine CD présente aussi bien d’autres avantages, car elle embarque par exemple moins de pièces d’usure, moins d’accessoires, et se voit dotée de moins de pièces détachées à entretenir contrairement à la platine vinyle. De plus, elle présente la particularité d’offrir des fonctions avancées grâce au numérique ainsi qu’une précision plus importante.
On parlera de platine CD à plat qui comme son nom l’indique fonctionne avec l’ensemble de ses fonctionnalités directement sur sa face avant, dont la partie proéminente sera le « Jog Wheel », c’est à dire le plateau circulaire.

Pioneer DJ est le pionnier dans le domaine des lecteurs à plat, et sa CDJ-1000 est devenue référence dès son introduction sur le marché en 2001, se retrouvant immanquablement dans tous les clubs de la planète. Actuellement les modèles 350 et 850 sont de bons compromis au catalogue du constructeur japonais. La première, la CDJ-350 plus abordable, dispose de toutes les fonctionnalités nécessaires dans un format compact, tandis que la seconde, la CDJ-850 boostera vos mixes en lui adjoignant la gestion des boucles et du tempo, un jog monstrueux de 206 mm, des fonctions Kill qui tuent… Avec la platine NDX500 des américains de Numark, nous disposerons dans une même machine d’un lecteur multimédia complet combinant un lecteur CD, un connecteur USB et un contrôleur MIDI.

Je me sers de mes fichiers musicaux : le lecteur DJ

Déclinée des platines CD à plat, les lecteurs audionumériques ont su s’adapter aux nouvelles tendances du tout digital. Effectivement à l’heure du streaming en masse et du 100% virtualisé, quoi de plus logique que de proposer aux DJ un produit global permettant de mixer ses bibliothèques de fichiers musicaux. Fidèle au poste, le japonais Pionner DJ offre avec sa XDJ-700 un produit complet permettant, via leur logiciel maison Rekordbox, de préparer ses mixes en amont à la maison, de visualiser la longueur d’ondes sur un afficheur, ou encore de disposer d’un disque dur de 250 Mo. Avec la SC5000M de Denon DJ, on flirte maintenant avec le haut de gamme. On disposera d’un écran HD tactile, la possibilité de lire deux morceaux avec un même lecteur, ainsi que de nombreuses fonctionnalités avancées comme l’analyse de fichiers audio avec gestion automatique des informations de BPM. Toujours Outre-atlantique, les américains de Gemini ne sont pas en reste, et développe leur gamme de matériels depuis 1974. Aujourd’hui la platine MDJ-900 est un excellent compromis affichant un large écran, un plateau tactile avec afficheur intégré ou encore la gestion de 8 boucles automatiques.


Je mixe à partir de vinyles : les platines vinyles

Classique parmi les classiques, arrêtons-nous sur les platines vinyles qui ont désormais fait leur retour en force. Ces dernières, dérivées des platines hi-fi, doivent intégrer impérativement un plateau à entrainement direct, donc sans intermédiaire entre le moteur et le plateau.

Si la Technics SL-1200 a été la référence pour les DJ hip hop pendant de nombreuses années, voir des décennies, aujourd’hui le choix est bien plus large. Toutefois certains puristes continueront par jurer des atouts propres à la marque japonaise. Cela tombe bien car Technics a repris le développement de ses platines. Aujourd’hui pour un peu moins de 1000€, la SL-1210 MK7 en est la digne héritière avec bien sûr l’apport des améliorations technologiques actuelles.
Outre sa solidité à toute épreuve et la puissance de son plateau, la OneTwo d’Eagletone dispose d’excellents arguments techniques. Pour les DJ qui souhaitent s’équiper et démarrer le mix à deux platines, noter qu’il existe un pack complet comprenant deux platines vinyles identiques, un casque Reloop RHP-2350 MK2 et un coffret de deux cellules Ortofon Concorde. Et enfin Eagletone pense à tout, notamment en direction des débutants avec la platine OneOne. Ainsi outre ses caractéristiques complètes, cette platine dispose en plus d’un connecteur USB pour les plus audiophiles d’entre vous, et tous ceux qui souhaitent graver à jamais leurs collections de vinyles.

Le constructeur allemand Reloop, avec son modèle RP-4000 MK2, propose une excellente platine vinyle avec un moteur puissant piloté par quartz. Autre constructeur incontournable en la matière, Audio-Technica. Avec son modèle AT-LP 140XP, les japonais nous mettent à disposition une platine hybride pour DJ avec des performances audio Hi-Fi, toutefois elle ne sera pas adaptée aux scratcheurs fous. L’américain Numark, origine géographique oblige car basé sur la côte Est dans le New Jersey, est spécialiste dans le domaine du hip hop et du scratch. C ‘est ainsi le cas de la PT01 Scratch, une platine portative avec haut-parleur intégré qui permet aux DJ de pratiquer leur art. Le switch intégré facilitera le cut et le scratch, tandis que la possibilité d’une alimentation par piles offrira une utilisation pour s’exercer pendant des heures. Dans le même ordre d’idée, la SPIN de Reloop est également une platine portative avec haut parleur intégré, et récepteur Bluetooth.

Cellule indispensable

Et oui, qui dit platine vinyle, dit cellule. Et dans ce domaine, il ne faudra pas mégotter. L’un des constructeurs emblématiques de cellules pour platine vinyle est bien le constructeur danois Ortofon. Avec une expérience de plus d’un siècle, son catalogue aujourd’hui se décline en cinq gammes : Mix, DJ, Scratch, Digital et Club. Vous l’aurez compris, la Concorde MkII Scratch sera bien affutée pour ce rôle avec un niveau de sortie élevé et une stabilité optimale une fois engagée dans le sillon du vinyle. Numark n’est toutefois pas en reste concernant les cellules DJ, avec à son catalogue, la CS-1. Tandis que pour des utilisations plus universelles, l’Ortofon Concorde MkII Mix sera polyvalente pour fonctionner en mode clubbing sur de la House ou de la Techno. Dans le même ordre d’idée, on pourrait aussi mentionner l’Audio-Technica AT-XP5 ou bien l’OM Pro S d’Ortofon, des cellules passe-partout aussi bien dans le mix DJ qu’en condition audiophile.


Bien choisir sa console de mix

J’ai besoin de deux sources : le mixeur 2 voies

La table de mixage est bien l’élément central pour bien réussir ses DJ sets. Pour bien choisir sa table de mixage, il conviendra tout d’abord de définir ses besoins en terme de nombre de voies. Dans une situation ultra basique, le DJ aura besoin d’un minimum de deux sources, par exemple de deux platines. Il faudra alors s’orienter vers un mixeur 2 voies.

Le passage d’une source à l’autre se fera par l’intermédiaire du crossfader. Et pour celui-ci, il conviendra de bien vérifier sa course ainsi que sa capacité à répondre à une utilisation soutenue et durable. Une console se doit aussi de posséder de bons filtres dans les égalisations et des connecteurs complets en entrées (phono, ligne, micro) comme en sorties (XLR, RCA, jack). Il faudra aussi lui adjoindre un compteur BPM, un module d’effets, une interface audio USB pour se connecteur à un ordinateur Mac et PC… Dans ce cadre-là, une bonne solution sera de s’orienter vers la Xone:23 d’Allen&Heath ou la DJM-250 MK2 de Pioneer DJ, deux consoles solides et idéales pour des mix musclés.

J’ai besoin de trois sources : le mixeur 3 voies

Dans le cadre des consoles de mixage trois voies, elles seront à conseiller dans le cadre d’une régie de mixage DJ nécessitant trois sources, dont une serait dédiée au micro. Alors, si vous souhaitez vous transformer en MC, Master of Ceremony, afin de chauffer le dancefloor ou travailler en binôme avec un rappeur, cette troisième voie permettra justement d’y intégrer… Une voix. Le mixeur Behringer Pro Mixer DX626 sera assurément un bon choix. Ce dernier pour moins de 100 € propose trois canaux, une fonction Kill sur l’égaliseur trois bandes, un système talkover pour valider l’entrée micro, mais aussi un compteur de BPM. La marque américaine Numark est elle aussi pas en reste avec le mixeur M4. Ce dernier pour un peu plus de 100 € dispose de toutes les prérequis nécessaires pour mixer à trois sources, le tout dans un look sobre et élégant, doté d’une finition solide.

Ce serait top avec quatre sources : le mixeur 4 voies

Pour les DJ qui souhaitent encore plus de canaux d’entrées, alors direction les mixeurs quatre voies. Mais quoi faire avec quatre canaux ? Bien sûr réaliser une configuration ultime avec deux platines vinyles et deux platines CD/USB. Mais on pourrait aussi imaginer ajouter à deux platines un synthétiseur pour des sons aériens, une basseline pour de gros graves acides ou encore un sampleur pour rajouter votre propre touche ! Avec la DJX750 de Behringer, vous disposerez de la totale pour un prix très abordable. Mais bien sûr d’autres références existent sur le marché, et il peut être intéressant de monter en gamme pour disposer d’encore plus de fonctionnalités. Prenez par exemple la Reloop RMX-60 Digital. Avec celle-ci vous disposerez de deux compteurs BPM indépendants, de onze entrées et six sorties. Si vous souhaitez bénéficier d’un design élégant qui a fait la renommée de la série Xone des anglais d’Allen&Heath, grâce à la qualité de ses filtres, alors direction la Xone :43. Encore plus fou, et bienvenu dans le haut de gamme, arrêtons nous sur la Denon DJ, X1850 Prime. Nous sommes désormais dans le haut du panier, avec une console de mixage numérique bénéficiant d’une double connectique audio USB et d’un module de douze effets surpuissants.


Pour une bonne diffusion, les enceintes

Pour contrôler ses mixes en pleine réalisation, il sera bien nécessaire de les écouter et pas simplement au casque, pour bien se rendre compte du résultat. De la même manière si vous souhaitez organiser vos propres DJ sets tout en étant autonome, il conviendra de se fournir de deux enceintes qui gèreront le son façade, soit celui destiné au public, et accessoirement votre retour de scène. Pioneer DJ est encore là, en proposant les enceintes actives DM-40 vendues par paire. Plus costaud, plus chère, mais disposant d’un caisson de basse voici le pack T5V du constructeur allemand Adam Audio comprenant une paire de T5V et du sub T10S.


Le casque DJ vissé sur les oreilles

Le secret d’un bon DJ réside dans un bon mix, et bien entendu ce qui fera la différence est bien le choix des titres à enchaîner. Et c’est ici le secret de l’artiste… L’une des techniques inhérentes au mix DJ sur laquelle il s’appuie se nomme la pré-écoute, ou Cue en anglais. Elle permet au DJ de pouvoir écouter le morceau à venir afin de le caler à celui en cours de diffusion, sans bien sûr que le public l’entende et s’en aperçoive. Tout cela se fera par l’intermédiaire du casque. Voyez-vous cette belle image de David Guetta, une oreille casquée, l’autre libre, la main en l’air  ?

Pour réussir l’efficacité des enchainements, il conviendra donc de posséder un bon casque, si possible de type fermé pour bien pouvoir s’isoler. Il doit être solide, notamment dans la fixation du câble, résistant aux chocs, possédant une bonne restitution des basses et avec des arceaux flexibles…

Idéal, le HDJ-X7 de Pioneer DJ en jette et sera le compagnon idéal de tout DJ qui se respecte. Si vous ne disposez pas d’un budget important, tournez-vous vers l’Eagletone Original First qui pour moins de 50 € fait largement le boulot. Enfin, pour les budgets hyper-serrés le Numark HF125 s’adresse aux DJ débutants qui souhaitent un monitoring équilibré et précis.


Les régies tout-en-un, les contrôleurs numériques

Aujourd’hui il est désormais possible de réunir tous les éléments essentiels d’une régie DJ en un seul et unique produit et c’est ce que l’on appelle les contrôleurs numériques. Ils intègrent à la fois la diffusion, c’est à dire les platines qui se contrôlent par des « Jog Wheels », et le mixeur permettant le passage de l’une à l’autre. Ils peuvent, selon les contrôleurs, s’utiliser avec ou sans logiciel DJ, mais comme la virtualisation des supports de lecture et des playlists s’est largement généralisée, l’ordinateur est devenu malgré tout le fidèle compagnon du DJ nomade. Simple à transporter, un contrôleur numérique avec un laptop, accompagné du logiciel DJ dédié, et la soirée ne fait que commencer…

Dans cette famille spécifique, l’offre est pléthorique et nombre de constructeurs se sont rués sur cette nouvelle manne. Pour les débutants, NumarkNumark propose la Party Mix. Ce contrôleur numérique offre deux voies de mixage avec toutes les fonctions essentielles. Il est livré avec Serato DJ Lite. Un peu plus évolué dans le catalogue du constructeur américain, le Mixtrack Pro FX, disponible en août, est un contrôleur deux voies avec jogs de six pouces, diablement efficace pour moins de 250 €. Dans ce domaine les berlinois de Native Instruments ne sont pas en reste, eux qui ont inventé le fameux logiciel DJ Traktor. Il est d’ailleurs livré avec la gamme des controleurs numériques Traktor Kontrol qui est désormais disponible en version MK3. Ainsi le Traktor Kontrol S3 offre quatre canaux, une section mixage à quatre voies, et bien des fonctions avancées pour faciliter le mix, comme la présence d’effets, l’édition des boucles, ou la possibilité de scratch sur les nouveaux jogs grands formats.
Autre grand constructeur présent sur ce secteur, voici à nouveau Pionner DJ. Celui-ci dispose d’une gamme imposante qui couvre tous les besoins et toutes les bourses. La DDJ-200, pour moins de 150 €, se révèle être un bon compromis pour démarrer le mixage aussi bien sur ordinateur Mac et PC, que sur iPhone. Deux voies de mixage, des filtres surpuissants et des effets à couper le souffle. Beaucoup plus professionnel, la XDJ-RX2 offre la totale et vous transformera en DJ et VJ à la fois. En effet, ce contrôleur DJ aura pour ambition de vous offrir le mix audio et vidéo en même temps. Un must…
Et pour finir, voici de quoi rêver avec les régies Nexus2 toujours du constructeur japonais Pionner DJ. Pour un peu plus de 7700 €, vous pourrez alors disposer de deux platines CD CDJ-2000NXS2, de deux platines vinyles PLX-1000, tout cela commandé par une table de mixage DJM-900NXS2.